Le cas des tablettes Surface est intéressant à analyser dans le giron de Microsoft. Si l'éditeur de Redmond s'est déjà invité du côté des constructeurs (c'est le cas pour la Xbox, ce le fut pour le baladeur Zune), jamais il n'est en revanche venu concurrencer frontalement ses partenaires sur un des marchés principaux ciblés par ses solutions. Pas de PC portable Microsoft, ou de tout-en-un vendu sous la marque Windows.
Or avec les tablettes Surface, Microsoft se positionne du côté des fabricants, avec un produit qui semble parfaitement pensé pour exploiter au mieux les systèmes qui vont avec et qu'il a mis au point, Windows 8 ou sa déclinaison RT.
Dans ce contexte, certains partenaires de Microsoft qui pensaient vendre des tablettes sous Windows RT ont jeté l'éponge, se plaignant en plus du prix demandé par l'éditeur pour les licences de ses OS. De plus, ils indiquent que Microsoft a bénéficié de sa position pour obtenir des données commerciales primordiales qui auraient dû rester secrètes, comme les configurations et les prix de vente des tablettes de ses partenaires fabricants, qui seront donc les concurrentes des Surface... Ce qui effectivement, paraît problématique.
Microsoft trop stricte avec les OEM ?
Dans cette situation, Microsoft a souhaité clarifier sa position et énoncer son point de vue. Ainsi, après que Steve Ballmer a indiqué que les tablettes Surface n'étaient là que pour montrer l'exemple et lancer la machine en proposant une idée de design, des documents remis à la Security Exchange Commission (récupérés par le New York Times) contiennent d'autres explications tenues par Microsoft. "Nos terminaux Surface seront en concurrence avec les produits fabriqués par nos partenaires OEM, ce qui pourrait affecter leur engagement envers notre plateforme" reconnaît ouvertement l'éditeur. Voilà qui est plus clair. La SEC enquête notamment sur le fait que Microsoft impose aux fournisseurs de puces ARM de ne pouvoir travailler qu'avec deux OEM au maximum...